Je peux vous l'annoncer dès maintenant: dans un an à peu près à cette même période de l'année, on entendra la plupart des fans NBA lâcher un grognement insatisfait lorsqu'on leur parlera du n°1 de draft 2013. Et pour cause, l'attribut "n°1 de draft" est particulièrement évocateur à l'oreille de chacun, suggérant talent surdimensionné, nom à retenir et parfois, future star de la ligue. Or aucun des candidats à la draft de cette saison ne pourra tenir la comparaison face à cette perception. Ce n'est pas leur faute, ils sont ce qu'ils sont. On ne peut pas leur en vouloir si les vrais potentiels n°1 de draft ont fait faux-bond cette fois-ci.
Toutefois, cela n'empêchera pas les spectateurs d'éprouver une certaine déception quand il verront celui qui aura été choisi en première position essayer de déployer son jeu sur les parquets de la grande ligue. Car que ce soit par ignorance (notamment vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas la NCAA; rassurez-vous on ne vous en voudra pas) ou par manque de compréhension, ce first pick au rabais sera attendu au tournant comme n'importe quel first pick et donc suspendu au pilori s'il ne s'en montre pas la hauteur. Un sort finalement assez cruel pour un jeune joueur qui aura eu pour seul tort de ne pas avoir eu de meilleur prospect que lui dans sa promotion. Préparez-vous donc à être indulgent envers Ben McLemore, Nerlens Noel ou [insert a prospect's name].