dimanche 12 mai 2013

Il ne sera pas bon être n°1 de draft cette année (Bienvenue dans ce monde)


Je peux vous l'annoncer dès maintenant: dans un an à peu près à cette même période de l'année, on entendra la plupart des fans NBA lâcher un grognement insatisfait lorsqu'on leur parlera du n°1 de draft 2013. Et pour cause, l'attribut "n°1 de draft" est particulièrement évocateur à l'oreille de chacun, suggérant talent surdimensionné, nom à retenir et parfois, future star de la ligue. Or aucun des candidats à la draft de cette saison ne pourra tenir la comparaison face à cette perception. Ce n'est pas leur faute, ils sont ce qu'ils sont. On ne peut pas leur en vouloir si les vrais potentiels n°1 de draft ont fait faux-bond cette fois-ci.

Toutefois, cela n'empêchera pas les spectateurs d'éprouver une certaine déception quand il verront celui qui aura été choisi en première position essayer de déployer son jeu sur les parquets de la grande ligue. Car que ce soit par ignorance (notamment vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas la NCAA; rassurez-vous on ne vous en voudra pas) ou par manque de compréhension, ce first pick au rabais sera attendu au tournant comme n'importe quel first pick et donc suspendu au pilori s'il ne s'en montre pas la hauteur. Un sort finalement assez cruel pour un jeune joueur qui aura eu pour seul tort de ne pas avoir eu de meilleur prospect que lui dans sa promotion. Préparez-vous donc à être indulgent envers Ben McLemore, Nerlens Noel ou [insert a prospect's name].

mercredi 8 mai 2013

Warriors always bomb first

Par Lucas

On a pu reprocher bien des choses aux Warriors au cours de la saison régulière. Equipe trop faible défensivement, trop peu structurée en attaque, trop irrégulière dans ses performances, trop dépendante de sa réussite aux shoots, et bien d'autres tares qui semblaient rédhibitoires pour leur permettre de réussir à passer un tour de Playoffs, voire même à un certain point pour leur permettre de finir dans les huit premiers à l'Ouest, un doute légitime lorsque ceux-ci enchaînaient 9 défaites en 12 matches au mois de février.

Et pourtant, les Warriors sont toujours là. Ils se sont qualifiés devant les Rockets et les Lakers, avec un bilan de 47-35, le meilleur de la franchise depuis 2008 -année où ils n'avaient d'ailleurs pas fait les Playoffs. Puis ils ont sorti les Nuggets, tête de série numéro 3, alors qu'ils avaient perdu dès le premier match David Lee, leur premier All-Star depuis 16 ans. Enfin, ils ont bien failli renverser les Spurs chez eux lors du game 1, menant encore de 16 points à 3 minutes de la fin avant de s'écrouler et de déposer les armes après deux prolongations.

Quelles sont les clés de la réussite des Warriors ? Assez paradoxalement, elles sont similaires aux défauts évoqués dans l'introduction. Une défense limitée mais très efficace pour lancer des contre-attaques, une attaque imprévisible, une équipe capable de prendre feu sur de courtes périodes, un effectif regorgeant de shooteurs fiables et surtout un coaching stupéfiant de réactivité. Examinons chacun de ces aspects plus en détail.

Tout d'abord, la défense, considérée, souvent à juste titre, comme le point faible de l'équipe de la Baie. Au cours de la saison régulière, Golden State concédait en moyenne 103.3 points par 100 possessions, ce qui les classe 14e chez les équipes participant aux Playoffs. L'effectif de Mark Jackson comporte peu de bons défenseurs, et ses deux leaders (Lee et Curry) ont souvent été pointés du doigt pour leurs lacunes dans ce domaine.

mercredi 1 mai 2013

Une raison de plus de suivre le prospect Marcus Smart


Marcus Smart est un joueur universitaire qu'il faudra suivre de près la saison prochaine. Impressionnant de leadership, d'esprit de compétition et de maturité pour son année freshman, le meneur-arrière a drivé son équipe d'Oklahoma State comme rarement on aurait pu l'imaginer de la part d'un garçon de 19 ans.

Mais surtout, il aurait pu être choisi dans le top 3 de la draft en juin prochain. Tout-à-fait conscient de cela, il a néanmoins décider de rester une saison de plus en NCAA. Basketballistiquement parlant, cette décision respire l'intelligence tant il a de lacunes à corriger dans son jeu. A côté de sa faculté à être le moteur de son équipe, de sa belle présence dans tous les compartiments du jeu, de son arsenal offensif plutôt complet et de sa grosse défense, il affiche aussi des pourcentages de réussite douloureux (15,4 pts par match à 40,5% et 29% à 3pts sur 4 tentatives), un nombre de balles perdues assez piquant (3,4), un "decision making" pas encore satisfaisant, un playmaking à améliorer et une frustrante inconstance.

Aussi sensée cette décision est-elle sur le plan sportif, tourner ainsi le dos à une NBA qui l'attendait à bras ouvert cet été est toutefois particulièrement dangereux dans son cas.

Smart prend un gros risque, celui de perdre plusieurs places à la draft et avec, tout le bénéfice qu'un jeune pro peut espérer en retirer. Et je ne parle pas là de l'aspect financier. En effet, plus un jeune prospect est choisi haut, plus (il gagne d'argent, je sais, mais ce n'est pas là où je veux en venir) sa franchise fera d'efforts et mettra tout en œuvre pour qu'il réussisse. Car un pick bien placé est une rare chance de renforcer sérieusement son équipe et en général le genre de franchise qui en a un ne peut pas se permettre de le gâcher. A l'inverse, on sera moins prompt à donner sa chance à un jeune joueur drafté moins haut et surtout moins prompt à être patient avec lui. Le freshman vient donc de d'écarter d'un revers de main la perspective d'être choyé par une équipe NBA sans avoir l'assurance de la retrouver la saison prochaine.

Mais pourquoi diable le mini-tank d'Oklahoma State risquerait-il d'être sélectionné en moins bonne position l'année prochaine que cette année? me souffle un curieux penché à mon insu au-dessus de mon épaule. Marcus Smart est plutôt réputé pour son éthique de travail et son engagement, poursuit l'effronté, il y a une forte probabilité de le voir sortir de sa deuxième saison universitaire plus fort qu'il ne l'est actuellement.

samedi 27 avril 2013

ALLEN IVERSON, LA VIE SANS LE BASKET par Kent Babb


Allen Iverson a toujours cristallisé l’attention. Bien qu’il n’ait plus foulé un parquet NBA depuis plus de trois ans, on évoque toujours son retour, comme si on refusait d’accepter que The Answer ne reviendra plus. Lui-même est dans cette situation de déni, et ce sont ces trois dernières années de lutte contre lui-même que relate Kent Babb, du Washington Post, dans un reportage auprès de ceux qui l’ont côtoyé, appuyé par les comptes-rendus d’audience du divorce d’AI. Au final, on y trouve un portrait très sombre et à la fois très émouvant d’un homme qui ne sait faire qu’une seule chose : jouer au Basket.
Lucas (True NBA)

ALLEN IVERSON, LA VIE SANS LE BASKET

Par Kent Babb

(Allen Iverson, NBA Icon, struggles with life after Basketball)


Philadelphie, moins d’une heure avant le début du match, prévu à 20 heures, et les employés des 76ers arpentent toujours les couloirs du Wells Fargo Center, espérant que ce samedi soir se déroule comme prévu.

Nous sommes à la fin du mois de mars, et l’équipe distribue au public des figurines bobblehead d’Allen Iverson. En fait, c’est Iverson lui-même qu’on attend, évènement assez rare puisque l’ancienne star de la NBA ne se montre que rarement en public. Il doit faire son entrée au cours d’une rapide cérémonie d’avant-match, puis rejoindre la loge d’Adam Aron, co-propriétaire des Sixers, pour regarder la rencontre en sa compagnie. Mais AI n’est toujours pas là, et la rumeur se propage au sein de la salle : Iverson a raté son avion.

« Il sera à l’heure, tente de se rassurer Aron. C’est tout ce qui compte. »

jeudi 25 avril 2013

(Not So) Random Observations 30/10/2012 - 17/04/2013

Par Jeffzewanderer


Ça y est. Les play-offs ont commencé. Le futur champion n’est plus qu’à 16 petites victoires du graal que représente le trophée Larry O’Brien (ou quinze si on veut pinailler vu que le premier tour a déjà commencé à l’heure où j’écris ces lignes). L’Est semble promis au Heat, l’Ouest parait plus ouvert que jamais…

Mais avant de nous plonger à corps perdu dans ces fameux play-offs, de disséquer le comportement des équipes, des coachs et des joueurs à l’heure de vérité, d’honorer certains ou d’en marquer d’autres du sceau de l’infamie, il convient peut-être de jeter un bref coup d’œil dans le rétroviseur. Cela afin d’analyser la saison régulière qui vient de s’achever, cette petite formalité un peu fastidieuse de 82 matchs dont il faut bien s’acquitter avant de passer aux choses sérieuses (ou d’aller taquiner le goujon, c’est selon). Bref, c’est l’heure du bilan, et comme c’est le mien, je ne pouvais évidemment pas commencer autrement qu’en parlant des Knicks…


The Knicks Are Back !

Depuis 2008, être fan des Knicks c’était comme être communiste : on n’avait que la promesse des lendemains qui chantent pour tenir bon. Et là ça y est on en entend enfin la mélodie ! On passe en mode carpe diem intensif. Au diable les faiblesses (abus de 3 points, intensité défensive sur courant alternatif, absence de rotation intérieure, moyenne d’âge canonique de l’équipe… La vache ça fait beaucoup quand même…).Tous les espoirs sont permis.

Hein qu’ils sont permis ? Je veux dire, l’équipe s’est remise d’une pléthore de blessures (on irait plus vite en citant les non blessés), d’une lente érosion après un départ canon, et d’un très gros trou d’air. JR Smith a pris du plomb dans la tête et une nouvelle dimension dans la foulée, et Melo a sorti la meilleure saison de sa carrière. Alors tout va bien non ? C’était une super saison (54 victoires, 2èmes à l’est). Bref carpe diem quam minimum credula postero (cueille le jour et soit le moins crédule possible en l’avenir), et il vaut mieux parce que je sens qu’en effet l’avenir va jouer des tours à cette équipe…


The Nets Are Back Too

Enfin, l’équipe de Brooklyn, qui a tout fait pour faire oublier qu’elle avait un lien quelconque avec sa triste incarnation précédente issue du New Jersey (sans blague, sur le rond central de leur parquet il y a écrit Brooklyn New York, pas Nets). Et c’est réussi : une saison plus que correcte et la quatrième place (certes dans une conférence Est triste comme jamais).