15 février 2014

C’est quoi un All-Star ?



Jeffzewanderer
Voilà exactement le genre de question auquel on peut apporter aisément une réponse à la fois rigoureusement exacte et absolument inutile. Un All-Star c’est un joueur qui a été sélectionné au moins une fois (par le public ou les coaches) pour jouer au All-Star Game. Ça vous avance bien hein ?

Parce que si on s’en tient à cette définition, on en vient à inclure Jamal Magloire et Kobe Bryant dans la même catégorie. N’en déplaise aux fans du pivot Canadien retraité, vous voyez en quoi ça peut poser problème, notamment parce que les sélections au All-Star Game font partie des éléments qu’on retient pour évaluer le statut d’un joueur, et son héritage.

Alors oui, le nombre des sélections compte, mais il ne suffit pas à lui seul pour bien saisir tout ce qu’être All-Star signifie. Il serait plus juste de dire qu’il existe en réalité plusieurs catégories de joueurs All-Star.

The perennial All-Star

Bon le titre en anglais c’est parce que ça sonne mieux je trouve. Le All-Star pérenne (vous voyez ?) c’est un peu le « vrai » All-Star. Le joueur qui est invité tous les ans au midwinter classic, que ce soit par le public ou les coaches, et dont la sélection n’est jamais une surprise, ni même
discutée. La raison ? Son talent tout simplement. Le All-Star pérenne commence en général tôt, et continue d’être invité pendant la majeure partie de sa carrière (notez bien que je n’ai pas dit « toute », ça aura son importance), parce qu’il fait partie des tous meilleurs. Que ce soit à son poste ou à l’échelle de la ligue toute entière, il domine. C’est à lui qu’on pense quand on parle de « star ».

La réussite collective n’est pas indispensable à court terme (même Jordan a mis du temps avant de hisser les Bulls vers les sommets). Et à moyen-long terme la question ne se pose plus. Si le joueur a le talent pour mériter le statut de All-Star pérenne, il finira par faire gagner un nombre décent de matches à son équipe. Ou il partira pour une winning team, et soit gardera son talent de All-Star (problème réglé) ou on réalisera qu’il est juste un bon joueur sans plus et donc pas un All-Star pérenne.

08 février 2014

Mercato NBA : les acteurs majeurs

Dominique

Comme tous les ans, les franchises attendent le mois de février pour modifier leur effectif, que ce soit pour ajuster les équipes et pallier un manque, libérer de la masse salariale ou simplement se débarrasser d'un élément perturbateur. Voilà les joueurs à suivre lors de ces trois prochaines semaines :

  • Le trio de Philadelphie Evan Turner, Spencer Hawes et Thaddeus Young.
Les trois joueurs savent que la franchise est en pleine reconstruction et attend patiemment la prochaine draft pour se renforcer, via son choix de draft, celui des Pelicans (s'il n'est pas top 5) et le retour du père Noel. Turner et Hawes en fin de contrat, il serait regrettable pour les 76ers de les laisser partir sans compensation. Young a encore 3 ans de contrat mais son profil d'homme à tout faire qui se bat pour l'équipe n'a rien à faire dans une franchise en bas de tableau : il pourrait être le maillon manquant d'un prétendant au titre et l'a fait savoir à sa direction en demandant un transfert. (Houston, Oklahoma ?)

  • Greg Monroe des Detroit Pistons
Il y a encore peu, Monroe était considéré comme l'un des intérieurs les plus prometteurs de la nouvelle vague. Pivot doté de très bonnes mains, intelligent et collectif, il a d'abord dû subir l'arrivée du monstrueux Andre Drummond l'an dernier, puis celle de Josh Smith cet été, deux nouveaux joueurs qui ont changé ce statut initial... Monroe n'est plus le point d'ancrage d'une franchise totalement à la dérive, gouvernée par un Joe Dumars qui prend l'eau pour avoir tenté le duo surestimé Jennings & Smith. Le profil de Monroe (grand, collectif, intelligent et jeune) pourrait faire de lui un joueur capable d'obtenir un salaire proche du maximum, un gain qu'il n'aura pas aux Pistons. Son nom a été annoncé du côté de Washington (Ariza, Porter ?) mais une surprise de dernière minute pourrait bien avoir lieu (Boston ou Sacramento).

  • Kyle Lowry des Toronto Raptors
Alors qu'il n'était que le troisième choix de l'attaque de Toronto en début de saison, le transfert de Rudy Gay a totalement libéré Kyle Lowry cette saison, si bien qu'avec Conley, Parker, Paul, Wall, Lillard, Walker, Dragic, Lawson et Curry, il est actuellement dans le top 10 des meneurs NBA. Sans contrat à la fin de la saison, le talentueux GM Masai Ujiri s'activerait pour lui trouver un point de chute, en échange de jeunes joueurs ou de tours de draft.

  • Jeff Green des Boston Celtics
Avec un Rajon Rondo en pleine rééducation, le début de saison des Celtics devait être marqué par l'explosion du polyvalent « tweener » Jeff Green (joueur sans véritable poste, avec un profil mixte de 3, 4 - voire 2 en début de saison -). Sûr de posséder une superstar en devenir, les Celtics ont vite déchanté devant le niveau affiché par Green cette saison, des performances qui ont fait avouer au GM Danny Ainge que le joueur ne serait jamais à l'aise dans un poste de leader offensif mais plutôt dans celui de bon role player... Un col bleu donc, à qui il faudra encore verser 27 millions de dollars sur 3 ans, d'où sa disponibilité immédiate sur le marché des transferts...

  • Le banc des Houston Rockets, Omer Asik, Jeremy Lin et Donatas Motiejunas
Asik aurait demandé à quitter Houston dès l'arrivée de Dwight Howard. McHale, le coach des Rockets, a tenté sans succès d'associer les deux pivots dans la raquette, mais le jeu d'Howard est fait pour libérer les quatre autres joueurs, pas pour cohabiter avec un joueur plus grand et frustre que lui... Jeremy Lin serait une mégastar dans un système de jeu ouvert comme celui des 76ers ou des Suns, enfilant de nouveau le costume de Linsanity. Hélas, avec Beverley et surtout Harden, il ne peut profiter pleinement de son grand talent pour le drive, le barbu étant meilleur que lui également dans ce domaine... Enfin, Motiejunas pensait à terme s'installer dans la raquette légendaire de Houston, mais le développement express de Terrence Jones a tué dans l’œuf ces aspirations de grandeur : il a donc demandé un départ. Asik, Lin & Motiejunas, qui seraient de bons titulaires ailleurs (à voir pour le jeune lituanien), pourraient servir de monnaie d'échange contre des tours de draft ou des joueurs pouvant aider dans la course au titre (Hawes, Young, Green, etc.)

Article écrit pour Inside Basket

05 février 2014

Candidat au titre MIP : le rêve coquin de Doc Rivers

Dominique
J'ai un coup de foudre pour Gordon Hayward, c'est vraiment un super joueur

dixit Doc Rivers en pré-saison. 

Avec ses larges épaules, son teint poupon et son look de banquier/gendre idéal, Gordon Hayward est le nouveau bourreau des cœurs des coachs NBA. Si vous n'avez jamais vu jouer l'adonis, découragés par l'apathie que peut engendrée un match d'une équipe de bas de tableau NBA, imaginez un James Harden imberbe et blanc fluo, plus longiligne mais moins bon finisseur près du cercle. Faisant partie de cette nouvelle génération d'arrière qui aiment porter la balle et distribuer le jeu de leur équipe (Harden, Stephenson, Oladipo et l'ancien Iguodala), Hayward est la menace offensive principale des Jazz.

Avec une raquette Favors/Kanter toujours prometteuse mais décevante, aucune solution intéressante au poste 3 et un meneur rookie qui alterne le très bon et le « Trey Burke », les défenses adverses savent qu'elles ont un véritable joueur à surveiller : Gordon Hayward. En dépit de cela, le jeune arrière ailier réalise une saison excellente, avec des moyennes très satisfaisante de 17pts 5,5reb 4,9pass 1,3int 2,8bp 0,7ct pour 41,5% d'adresse et 83,3% aux lancers-francs (sur 4,5 tentés). En Janvier, on ne savait d'ailleurs pas qui de lui ou d'Harden était le référent et la copie tant les performances du joueur des Jazz ont été impressionnantes : 20,6pts 6,1rb 5pass 1,7int 0,7ct 3,3bp pour 50% et 82,4% !

Le 7 Janvier, contre Oklahoma City et le matchup cauchemardesque des extérieurs Kevin Durant / Thabo Sefolosha, Hayward a rendu coups pour coups au génial KD (48pts 7rb 5 pass à 14/34 aux shoots), se permettant même le luxe de dominer l'actuel meilleur joueur de la ligue (37pts 11rb 7pass 13/16 aux shoots) avec une belle victoire 112-101 à la clé. Boston tente actuellement de récupérer le joueur, ancien préféré de coach Brad Stevens du temps de leur collaboration à l'université de Butler... Et ce n'est qu'un début. Libre en fin de saison (Utah pouvant tout de même s'aligner sur une éventuelle proposition de contrat extérieure), il sera pour sûr un des joueurs les plus convoités.

Hayward a véritablement changé de statut cette saison. De joueur correct et prometteur, il est passé au stade de quasi All-Star (surtout quand on voit la sélection farce de Joe Johnson...) et il semble encore loin de réaliser tout son potentiel, notamment dans la finition près du cercle, encore insuffisante pour un joueur aussi agressif balle en mains...


Article écrit pour Inside Basket

30 janvier 2014

Trade Machine, épisode 7

Dominique
La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.

Jeff Green et Gerald Wallace des Celtics aux Suns
 
L'intêret et les répercussions du deal

Phoenix est, avec Portland, la bonne surprise de cette saison. Actuellement bien installés dans la course aux Playoffs, les Suns doivent se renforcer rapidement pour résister au retour en forme inéluctable des Mavericks et Grizzlies. Jeff Green vient apporter son scoring et sa polyvalence dans un rôle de troisième option offensive qui lui convient mieux que le costume trop large pour lui d'option 1 ou 1 bis qu'on a voulu lui mettre à Boston. Gerald Wallace n'est là que pour faire le nombre et fournir aux Suns un lourd contrat finissant en 2015, juste à temps pour l'opération séduction visant à faire signer Kevin Love.


La grande polyvalence de Green lui permettra d'alterner les postes 3 et 4 (voire 2 si Bledsoe ne pouvait reprendre la saison) tout en étant à l'aise dans le jeu rapide et agressif instauré par Coach Hornacek.

5 Majeur : Dragic, Bledsoe, Green, Frye, Plumlee
Banc : Barbosa, Tucker, Wallace, Morris Twins, Len

Emeka Okafor et Gerald Green (et le premier tour de draft d'Indiana) des Suns aux Celtics

L'intêret et les répercussions du deal

Comment reconstruire rapidement quand on est une franchise mythique ? C'est très simple, il suffit juste d'avoir de l'espace sous le salary cap...
La fin de contrat prochaine d'Emeka Okafor libère près de 14.5 milions de Dollars de la masse salariale, soit le salaire d'une star. Gerald Green, un ex de la maison verte, vient aider les troupes de général Rondo. La menace constante qu'il représente à trois points offrira plus de solutions et d'espaces à la 4ème pire attaque de la ligue.

Malgré le retour de l'enfant presque prodige, c'est bel et bien la fin de contrat d'Okafor qui est intéressante, car elle permettrait, en plus de la fin de contrat de Kris Humphries, de tenter un joli coup sur dès cet été avec des joueurs libres de très haut niveau tels que LeBron James, Carmelo Anthony (peu de chance pour ces deux joueurs), mais plus précisement Gordon Hayward. Brad Stevens, le coach actuel des Celtics, serait évidemment ravi de retrouver son ancien protégé de Butler en NCAA. La masse salariale permettant encore un mouvement d'envergure, Greg Monroe, le prometteur intérieur de Detroit, pourrait également être obtenu.

Un cinq majeur composé de Rondo, Bradley, Hayward, Sullinger et Monroe serait d'emblée efficace, surtout à l'Est. Sans compter sur le tour de draft 2014 de Boston, qui serait à l'heure actuel un top 7, et celui des Pacers via les Suns, situé fin de premier tour...  

5 Majeur : Rondo, Bradley, Green, Bass, Sullinger
Banc : Pressey, Bayless, Johnson, Olynyk, Faverani

Article écrit pour Inside Basket

28 janvier 2014

NBA - Questions Réponses, Volume 3 : Les pires joueurs par poste.


Dominique
1. Quel est le Least Valuable Player pour le poste de meneur en NBA ?

Raymond Felton est, de loin, le pire des meneurs titulaires NBA. Perpétuellement hors de forme, son double menton ferait de lui l'emblème des Pelicans de la Nouvelle Orléans...
Hélas, il fait subir aux fans de New York, la Mecque du basket, les pires supplices soir après soir avec des performances affligeantes pour une région qui a connu tant de meneurs de génie (Mark Jackson, Kenny Anderson, Lance Stephenson, Stephon Marbury ou Nate Archibald) et où le poste de meneur de jeu veut dire tant de choses...

2. Quel est le Least Valuable Player pour le poste d' arrière en NBA ?
Iman Shumpert a tout de la superstar. L'attitude, le look et le charisme. Il ne lui manque plus que le talent... Réputé pour sa défense, il ne sait se limiter à cette spécialisation comme ont su le faire avec brio Tony Allen ou Thabo Sefolosha, trop désireux de briller sous les feux scintillants des projecteurs New Yorkais... Deux arrières de son équipe sont plus talentueux que lui, le cas social JR Smith et le rookie Tim Hardaway Jr. …

3. Quel est le Least Valuable Player pour le poste d' ailier en NBA ?
Tayshaun Prince a longtemps été le ciment qui colmatait les brèches à son époque Detroit Pistons. Cette saison, il est le ciment qui coule l'attaque des Grizzlies et fait de la franchise de Memphis la 7ème pire attaque de la ligue, un exploit quand on connaît la volonté des dirigeants d'instaurer un jeu rapide et attrayant lors de cet exercice...

4. Quel est le Least Valuable Player pour le poste d' ailier fort en NBA ?
Kenneth Faried est une fraude. Trop petit pour survivre dans les raquettes NBA, il donne l'illusion d'être partout grâce à une explosivité, un physique et des cheveux hors normes. Hélas sa défense l'est aussi et ses performances en un contre un dans ce secteur méritent d'être montrée dans toutes les écoles de tauromachie...
Sans chercher bien loin, voilà les performances de ses vis à vis les deux dernières semaines : LMA (44pts 13rb), Frye (30pts 5rb en 28min), Tristan Thompson (20pts 10rb à 8/9 aux shoots), David Lee (28pts 11rb), Harris (22pts 9rb), soit des perfs largement au-dessus de leur moyenne de saison régulière.
Avoir appris la tolérance envers autrui en grandissant au sein d'un foyer homosexuel l'a tellement marqué qu'il en respecte désormais trop ses adversaires , oubliant d'utiliser un corps de macho man qui devrait faire de lui une terreur des raquettes.

5. Quel est le Least Valuable Player pour le poste de pivot en NBA ?
Kendrick Perkins est déjà moins bon que Steven Adams, un rookie néo-zélandais qui n'était pourtant pas attendu avant au moins deux saisons... Perpétuellement sur le déclin offensivement, il est de moins en moins performant et intimidant en défense, ce qui a pour conséquence que pour la première fois depuis 2005, il joue moins de 20 minutes par match... Un fait pitoyable pour un membre soit-disant essentiel du bon fonctionnement d'une franchise trop tendre et en manque de gros bras...

Écrit pour le site InsideBasket

26 janvier 2014

Trade Machine, épisode 5

Dominique
Nouvel opus de la trade machine. Des trades réalisables qui arrangeraient les franchises engagées.

La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.

Anthony Bennett, Dion Waiters et Tyler Zeller des Cavaliers aux 76ers

L'intêret et les répercussions du deal


Anthony Bennett est et a le plus gros bide de la draft 2014. Pourtant, ce n'est pas un mauvais joueur mais il est dépassé par les événements : son terrible combo asthme et surcharge pondérale, les interrogations sur son vrai poste, l'obligation de son coach de gagner dès cette saison et une concurrence difficile avec les plus expérimentés Thompson et Varejao dans la raquette. Philadelphie peut lui offrir du temps de jeu dans son rôle de « stretch 4 » polyvalent, actuellement occupé par l’énergique Thaddeus Young.

Dion Waiters, quant à lui, se voyait devenir le franchise player des Cavs à son arrivée dans la ligue. Hélas pour lui, Kyrie Irving est le patron et la nouvelle poule aux œufs d'or de la division marketing de l'équipe, tuant par là même toute ces aspirations de domination... Avec un style de jeu uniquement porté sur l'offensive, Waiters pourrait aisément devenir un excellent scoreur et, en apprenant des nombreuses erreurs qu'il ne manquera pas de commettre, gagner en efficacité via l'expérience.


Nerlens Noel toujours convalescent, Tyler Zeller viendrait aider la raquette avec sa combativité et son sens du sacrifice. Bien que limité, il deviendrait un bon joueur de devoir s'il arrivait à trouver une équipe qui lui permettrait de jouer une vingtaine de minutes, chose définitivement possible aux 76ers...

Ce deal permettrait de préparer le futur, tout en permettant aux troupes de Michael Carter-Williams de briguer la première place de la Draft 2014 et ainsi récupérer un Wiggins, Parker, Embiid ou Randle...



5 Majeur : MCW, Waiters, Thompson, Young, Zeller

Banc : Wroten, Anderson, Noel, Bennett

Evan Turner et Spencer Hawes des 76ers vers les Cavaliers

L'intêret et les répercussions du deal

La saison des Cavaliers est catastrophique, en partie à cause d'un effectif bancal, avec un trou béant au poste 3, en plus de la déception Andrew Bynum, sur le point d'être viré de l'équipe... Arriverait donc Evan Turner, qui a montré en ce début de saison qu'il pouvait être un excellent joueur dans la ligue, un « point forward » capable de pénétrer à volonté et de faciliter l'attaque de son équipe. Sa présence serait une upgrade monumentale des pitoyables Gee, Clark ou Bennett actuels...

Spencer Hawes, à l'instar de son coéquipier de l'aile, réalise sa meilleure saison en carrière et aiderait clairement ces Cavaliers bien tristes. Son profil de 5 shooteur longue distance, en plus de libérer des espaces pour les Irving, Jack, Turner et Thompson, permettrait à la franchise de véritablement compter sur une raquette polyvalente et d'être armée pour la course aux play-offs.

5 Majeur : Irving, Miles, Turner, Thompson, Hawes
Banc : Jack, Varejao, Clark

Article écrit pour le site Inside Basket

27 novembre 2013

Trade Machine, épisode 4

Dominique
La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.

Rudy Gay : Toronto Raptors vers Charlotte Bobcats

L'intêret et les répercussions du deal

Charlotte a la 3ème meilleure défense de la ligue, toujours un très bon indicateur de la réussite d'une équipe. Malheureusement, les Bobcats possèdent également la 3ème pire attaque NBA. L'arrivée de Rudy Gay à la place du très limité offensivement Michael Kidd-Gilchrist aide dans ce dommaine. Capable d'endosser le costume d'option offensive numéro un bis avec Al Jefferson, la signature de Gay assure les playoffs aux troupes de l'efficace Steve Clifford, le disciple des frères Van Gundy. Plus qu'un retour aux Hornets (Frelons), ce deal pourrait permettre d'envisager le nom de cerbère avec ce monstre à trois têtes que serait l'attaque de la franchise de Michael Jordan (Gay, Walker & Jefferson)

5 Majeur : Walker, Henderson, Gay, McRoberts, Jefferson
Banc : Sessions, Zeller, Taylor, Biyombo

MKG & Ben Gordon : Charlotte Bobcats vers Toronto Raptors

L'intêret et les répercussions du deal

Masai Ujiri, le meilleur dirigeant de la saison dernière (en provenance des Nuggets), sait que le contrat de Rudy Gay est celui d'une superstar, mais que ses performances, sans être ridicules, ne permettent pas la construction d'une grande équipe et que son ailier spectaculaire est plus un fardeau qu'un atout : les 17 millions de salaire du joueur cette saison sont tous au-dessus du salary-cap toléré, les raptors devant donc passer à la caisse de la redoutable luxury tax...
MKG est un excellent jeune défenseur qui joue les ramasses miettes en attaque malgré une panoplie offensive clairement restreinte. La perte de Gay est un mal pour un bien, Jonas Valanciunas est prêt à exploser comme il l'a prouvé lors des 3 matchs où il a pu prendre plus de 10 shoots (contre Miami, Portland et Washington : 16 pts de moyenne)... Le très athlétique Terrence Ross est égamelent un grand bénéfiaire de ce départ. De plus, la fin de contrat de Ben Gordon (13m de salaire) est l'autre très bonne nouvelle et l'élément déclencheur du deal.

5 Majeur : Lowry, Derozan, Kidd-Gilchrist, Johnson, Valanciunas
Banc : Gordon, Ross, Hansbrough

En Bonus, une pub Rudy So Gay !

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Article écrit pour le site Inside Basket

26 novembre 2013

Trade Machine, épisode 3

Dominique
La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.

Omer Asik : Houston Rockets vers New Orleans Pelicans

L'intêret et les répercussions du deal

NOLA possède la jeune étoile la plus lumineuse en la personne d'Anthony Davis. Entouré de Jrue Holiday, Eric Gordon et Tyreke Evans, l'ailier-fort aux multiples talents doit être au four et au moulin en défense, ce qui va l'user à la longue, car une grande partie de son jeu, offensif comme défensif, repose sur son endurance et sa mobilité hors-norme pour un joueur de son gabarit. Dans ce deal, Omer Asik pousse l'utile mais limité Jason Smith sur le banc et forme avec "mono-sourcil" la paire défensive intérieure la plus dominante de la ligue. Comme NOLA n'est que la 26ème équipe aux rebonds, ce deal permet aux Pelicans de récupérer un solide spécialiste, 12 rebonds par match l'an dernier... En attaque, la tendance de Davis à jouer loin du cercle ouvre la raquette pour un Asik timide mais capable d'être efficace une fois servi poste bas (10pts à 54% l'an dernier).

5 Majeur : Holiday, Gordon, Aminu, Davis, Asik
Banc : Roberts, Evans, Smith


Ryan Anderson : New Orleans Pelicans vers Houston Rockets

L'intêret et les répercussions du deal

Les Rockets récupèrent avec Ryan Anderson le "stretch four" (4 qui s'écarte) le plus dangereux de la ligue après Kevin Love et Dirk Nowitzki. Passant le plus clair de son temps derrière la ligne à trois points, il force les défenses adverses à choisir leur poison : aider sur Dwight Howard et se faire ainsi punir à trois points, ou laisser le musculeux pivot de Houston dominer la raquette et donner des fautes à tous ses vis à vis...
Howard n'est jamais plus fort qu'esseulé dans la raquette et Ryan Anderson, déserteur des combats physiques comme peu, est son partenaire idéal...

5 Majeur : Beverley, Harden, Parsons, Anderson, Howard
Banc : Lin, Garcia, Casspi, Jones


Article écrit pour le site Inside Basket

20 novembre 2013

Toronto à l'heure du choix fatidique ?

Dominique

Dwane Casey sera-t-il le premier coach licencié ou sera-t'il maintenu en vue de la draft 2014 ?

Le 31 Mai 2013 la direction des Raptors a offert le poste de General Manager au dirigeant de l'année 2012-13 : Masai Ujiri, en provenance des Denver Nuggets. Réputé maître ès reconstruction de franchises en perdition, il doit offrir à la ligue une franchise canadienne de haut standing, d'autant plus que le basket devient de plus en plus intéressant chez le voisin nordique des USA avec les arrivées subites dans le panorama NBA des grands talents que sont Anthony Bennett, Andrew Nicholson, Tristan Thompson, Kelly Olynyk et surtout Andrew Wiggins...

Comment reconstruire ?

La révélation l'an dernier de Jonas Valanciunas a été tellement surprenante qu'il est désormais considéré aujourd'hui comme le seul joueur intouchable de cet effectif. Post All-Star Game 2012, il avait affiché les prometteuses moyennes de 11pts 7rb 1,5ct à 59% aux shoots et 83% aux lancers-francs en seulement 27 minutes de temps de jeu ! C'est un euphémisme que de dire que l'on ne s'attendait pas à le voir dominer les raquettes...

Hélas, coach Dwane Casey, fort de son incompétence chronique (du haut de son triste bilan en carrière de 114 victoires pour 167 défaites) ne sait toujours pas donner une identité de jeu à son équipe, dont le jeu d'attaque repose toujours sur le trio Gay, Derozan et Lowry, qui s'en donne à cœur joie pour tester la solidité des arceaux à coup de « jeté de briques » (38%, 40% et 39% d'adresse respective pour un cumul de 49 shoots pris par match...)

Pire, lors de la défaite en prolongation de ce dimanche 17 novembre contre les Portland Trail Blazers, le coach des Raptors a délibérément laissé Valanciunas croupir sur le banc (hormis les 20 dernières secondes quand le match était plié) alors que Robin Lopez avait 6 fautes et que son remplaçant, Joel Freeman, ne pouvait plus défendre avec ses 5 fautes. Valanciunas ? Il était dans son match le plus abouti cette saison avec 19pts 9 rb mais surtout 8/11 aux shoots et 3/3 aux lancers-francs... Tout ça pour faire confiance à Novak qui, en se positionnant hors de la raquette, ouvrait la raquette aux drives infructueux du trio terrible des Raptors...

video


L'explosion de Valanciunas est-elle donc retardée pour mieux « tanker »la saison ?

On aura la réponse très rapidement : Si Dwane Casey et Rudy Gay venaient à quitter le navire, on saura que Masaj Ujiri veut construire immédiatement et non via la prochaine draft. Si rien n'est fait et que cette saison est juste bonne à monter la côte du trio de snipers sans viseur en vue d'échanges lors de la prochaine intersaison, il faudra alors souhaiter à Valanciunas beaucoup de courage pour supporter la situation...

Cependant, il ne faut pas oublier une composante essentielle du problème : Andrew Wiggins est canadien et rêve de jouer à Toronto. La réponse est peut-être ici...

Article écrit pour Inside Basket

17 novembre 2013

Trade Machine, épisode 2

Dominique
La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.

Kenneth Faried : Denver Nuggets vers New York Knicks

L'intêret et les répercussions du deal

La blessure de Tyson Chandler couplée au mécontentement de Carmelo Anthony de devoir repasser ailier-fort ont poussé les dirigeants New Yorkais à chercher un intérieur rugueux qui ne fuit pas devant le défi physique des raquettes NBA. Kenneth « Manimal » Faried s'inscrit bien dans ce rôle de rebondeur besogneux qui complète parfaitement la ligne « supposée » intérieure composée de Melo, Bargnani et Chandler. Son style irait forcément avec l'image des Knicks, orphelin d'un frénétique col bleu depuis John Starks ! Le départ d'Iman Shumpert permettrait également aux Knicks de continuer le développement du suprenant shooteur Tim Hardaway Jr.

5 majeur : Felton, Smith, Anthony, Faried, Chandler/Bargnani
Banc : Prigioni, Hardaway Jr., MWP

Iman Shumpert : New York Knicks vers Denver Nuggets

L'intêret et les répercussions du deal

Denver est léger à l'extérieur avec la blessure de Danilo Gallinari et la convalescence de Wilson Chandler. Le dinosaure Andre Miller et un « Krypto Nate » Robinson qui n'est plus que sa propre Kryptonite doivent suppléer le très moyen Randy Foye. Polyvalent sur les postes 1,2 et 3 et très bon défenseur, Shumpert est une upgrade directe sur le poste 2. Denver récupère un athlète et surtout de la taille au poste 2, ce qui faisait défaut depuis le départ d'Iguodala...

5 majeur : Lawson, Shumpert, Chandler/Gallinari (out), Hickson, Mozgov/McGee (out)
Banc : Miller, Robinson, Arthur

Article écrit pour le site Inside Basket

16 novembre 2013

Trade Machine, épisode 1

Dominique
La TRADE MACHINE propose un trade fictif qui se base sur des rumeurs, tout en confirmant la faisabilité du deal et en tenant compte des obligations du Salary Cap.
Evan Turner : Philadelphia Sixers vers Minnesota Timberwolves
  
L'intêret et les répercussions du deal

Kevin Love ne prolongera pas en 2015 si l'équipe n'est pas rapidement compétitive. NY et LA lui font les yeux doux. Venant de UCLA, les charmes de la cité des anges ne le laissent pas insensible... En plus d'être polyvalent, Evan Turner est actuellement le joueur NBA le plus efficace en drive, une corde de plus à l'arc déjà dangereux de l'attaque des Wolves, malheureusement trop dépendante de l'adresse extérieure des Love, Martin et Brewer en ce début de saison. Turner marque beaucoup près du cercle, ce qui permettra à l'équipe d'être moins désorganisée quand Love se place, comme à son habitude, loin derrière la ligne à trois points et ferait des Wolves l'équipe NBA la plus offensive de la ligue...

5 majeur : Rubio, Martin, Turner, Love, Pekovic.
Banc : Barea, Brewer.

Derrick Williams & Alexey Shved : Minnesota Timberwolves vers Philadelphia Sixers
  
L'intêret et les répercussions du deal

Evan Turner n'a pas été prolongé et est devenu indésirable en critiquant son GM. A moins d'un trade, il partira donc agent libre cet été. Phila récupère donc deux jeunes talents au potentiel certain : un meneur/arrière en la personne d' Alexey Shved et un ailier/ailier-fort avec Derrick Williams. La paire d'ailier Williams et Young est d'emblée intéressante car les deux joueurs peuvent alterner sur les postes 3 et 4. Shved a besoin de jouer sans pression pour s'exprimer, ce qui serait le cas à Philadelphie, affaiblie dans cet échange et de nouveau en course au top pick 2014. Avec du temps de jeu, ils pourront progresser et s'affirmer avant de devenir les bons joueurs de banc qu'ils se destinent à devenir. L'attrait est surtout de se remettre en course au top pick de la prochaine draft en plus de récupérer deux jeunes joueurs qui pourraient éclore sous le maillot des Sixers.

5 majeur : MCW, Anderson, Young, Williams, Hawes.
Banc : Wroten, Shved.

Article écrit pour le site Inside Basket

Zouk Machine !


Rien à ajouter. De l'art !

25 octobre 2013

Les joueurs à suivre en NBA cette saison, équipe par équipe (3/3)

Dominique
Quels joueurs de l’effectif des Hawks et des Nets vont exploser et changer de statut lors de la saison 2013/2014 ? 

En NBA, on appelle ces joueurs des sleepers, des talents qui sommeillent et attendent la bonne opportunité pour prendre de l'importance dans le collectif et le futur de leur équipe.

(Série d'articles écrits pour Inside Basket)


  • MINNESOTA TIMBERWOLVES : Corey Brewer
Cette saison doit être celle du trio Rubio, Love & Pekovic. Cependant, avec la perte de Kirilenko, parti pour les Nets de Brooklyn, les Wolves ont dû se renforcer à l'aile. Corey Brewer était venu emmener ses longs segments et ses qualités athlétiques pour dynamiser le banc de Minnesota mais la blessure au genou (sans date de reprise connue) du bondissant albinos Chase Budinger fait de Brewer un élément encore plus important de l'effectif.

Brewer se retrouve donc en concurrence avec le rookie Shabazz Muhammad et la déception Derrick Williams, le partenaire d'alley-hoop de Ricky Rubio. Autant dire qu'aux vues de ses performances de la saison dernière avec Denver, Brewer devrait s'imposer comme un joueur essentiel du dispositif des troupes de Love & Co. Meilleur défenseur d'un effectif qui ne sait pas défendre, cet atout lui garantit d'emblée du temps de jeu.

Très productif après le All-Star Game : 13,5pts 2,5rb 1,7pas 1,6bp 1,9int (42,7%, 26,3% et 74,7% aux shoots) en 26 minutes de temps de jeu, ce qui donnerait des stats projetées sur 36 minutes de 18,7 points et 2,6 interceptions (de quoi être le numéro 1 de la ligue dans la catégorie), Corey Brewer est le joueur à surveiller cette saison, tout simplement parce que sa volonté de jouer des deux côtés du terrain doit être contagieuse pour que l'équipe aille en playoffs, car avec les Rubio (qui joue plus l'interception qu'il ne défend), Martin, Love et Pekovic, la défense des Wolves risque de souvent souffrir...

22 octobre 2013

Patrice Evra, the Pith and the Fury

Lucas
La récente interview de Patrice Evra dans Téléfoot aura au moins eu le mérite de permettre à feu le sacro-saint rendez vous dominical des amoureux du football de retrouver des audiences qu'il n'avait plus connues depuis longtemps. Comment? Pourquoi? Tout simplement en faisant monter la sauce autour des morceaux les plus inutiles de ladite interview au détriment de ses passages les plus intéressants, ce qui d'une certaine manière montre le point du capitaine de Manchester, si tant est qu'on ait envie de le voir.

Car Téléfoot n'en a que faire des analyses footballistiques d'Evra, et de manière générale n'en a que faire des analyses footballistiques, qui n'ont plus la part belle depuis longtemps dans l'émission, quand bien même elles auraient pu exister fut un temps. Téléfoot suit la ligne directrice commune aux médias foot majoritaires : faire son beurre autour de la détestation de l'Equipe de France, ce qui est facile à organiser quand on dicte la pensée dominante du spectatorat foot. Ainsi, l'Equipe, RMC, Canal+ et bien d'autres médias encore ont bien compris que bâtir sa ligne éditoriale sur la haine de cette équipe -et du footballeur en général- était sans doute le meilleur moyen de faire vendre. En dernière date, un sondage du Parisien s'exerçant à un numéro de French bashing tellement poussé qu'il serait presque difficile de le trouver dans les tabloïds de nos voisins britanniques, pourtant friands de l'exercice.

L'objectif de cette interview, donc, n'est pas de traiter le jeu de l'Equipe de France à travers l'oeil d'un de ses joueurs les plus expérimentés. Non, le but est de pouvoir avoir une interview avec Patrice Evra, dont on sait qu'il est depuis des années la cible préférée des détracteurs des Bleus, en plus d'être un personnage sanguin et orgueilleux, en espérant que celui-ci pète un plomb. De cette manière, on est certain que l'émission fera de l'audience, ce qui nous ramène une nouvelle fois au fonctionnement de la presse tabloïd outre-Manche, et à une nouvelle affirmation de ce nivellement de la presse française par le bas.

Pourquoi est-il possible d'affirmer que Téléfoot a délibérément saboté son interview de manière à en faire un produit choc pour que celui-ci se vende? Tout simplement parce que le journaliste en charge de l'interview, Frédéric Calenge (à confirmer) n'a de cesse de pousser Patrice Evra dans ses retranchements, en cherchant à le mettre mal à l'aise mais également en essayant de le faire charger d'autres personnes. Dès la première partie de l'entretien, les questions fusent : “Est-ce que ça vous agace?” “Est-ce que ça vous blesse?” “Avec Domenech, vous avez eu des problèmes? Lui il le dit en tout cas.”

12 octobre 2013

Michael, Kobe, Lebron and me.

Jeffzewanderer
Kobe Bryant est meilleur que Michael Jordan.

Lebron James est l’égal de Michael Jordan.

Michael Jordan est et restera le plus grand joueur de tous les temps.

Ça y est ? Ceux qui ne sont pas partis chercher torches et fourches à la lecture de la première phrase ont remarqué l’impossibilité logique qu’elle constitue combinée avec les deux suivantes ? Alors on va passer aux explications.

WAR OF KINGS

Tout repose sur l’idée qu’il n’y a pas eu un mais deux Jordan (joueurs hein, le proprio gaffeur on n’en parle même pas). Et non, le « deuxième Jordan » n’est pas le joueur qui porta le numéro 23 chez le Wizards de Washington. Cet individu n’était pas Jordan. C’était un chanteur qui nous offrait une dernière tournée d’adieu. Un fantôme qui nous évoquait quelques souvenirs aussi merveilleux que fugaces. C’était Dieu qui s’était fait homme.

Les deux Jordan ont tout deux porté le maillot des Bulls, et celui-là uniquement, floqué du numéro 23 (et brièvement du 45). Et non, la rupture ne se situe pas à la première retraite de His Airness, en 1993, mais plutôt en 1991.

Michael Jordan « pré-91 » était un joueur exceptionnel, un soliste brillant qui empilait les distinctions individuelles, affolait les compteurs, le public, les médias et surtout les adversaires à chacune de ses sorties. Il a mis les Bulls sur la carte. Il a eu une carrière exceptionnelle. Mais il n’a rien gagné collectivement.

Michael Jordan « post-91 », c’est le VRAI Jordan. His Airness. Ce joueur qui ne dominait même plus la ligue, il la survolait, impérial et intouchable au-dessus de la mêlée. Il était le maître étalon à l’aune duquel toute chose basket-ballistique devait être mesurée. Il était le basket-ball, ça ne se discutait même pas. La seule chose qui l’a empêché d’être MVP chaque année (outre sa pose base-ball) c’est que la NBA n’aime pas donner ce hochet toujours à la même personne, et va parfois distinguer un autre joueur juste parce que cette année là il a été particulièrement exceptionnel à défaut d’être le meilleur (désolé Karl Malone). Et pour ce qui est des titres, rien n’a pu l’arrêter (Champion 91-92-93, retraité en 94, à peine revenu en 95, champion 96-97-98).